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TÉLÉ 24 LIVE: SUR LA ROUTE DU MAROC, Un enfer pour les immigrants. (Numéro 9 – Stop les violences aux frontières) !

SUR LA ROUTE DU MAROC, Un enfer pour les immigrants. (Numéro 9 – Stop les violences aux frontières) !

L’histoire- Le 11 Mars, une centaine de personnes provenant de divers pays africains (Gabon, Cameroun, Mali, Burkina Faso, Guinée, Tchad et Sénégal) tente de franchir la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Melilla pour entrer dans l’Union européenne.

L’intervention conjointe de la Guardia Civil et les forces auxiliaires marocaines se transforme en une raclée brutale:” Ils ont utilisé des pierres et des massues de fer” – dénoncent les migrants, qui sont rejetés sur le territoire marocain.

Quelques jours plus tard, le 16 Mars, les migrants blessés atteignent dans un camp de fortune dans la forêt de Gourougou, près de Beni Enssar, au Maroc. Un des blessés – Clément, un citoyen camerounais qui avait été arrêté, battus et transféré à l’hôpital de Nador – meurt sous leurs yeux: l’ambulance n’arrive pas à temps.

Le film – De cette expérience est née le film de protestation “# 9″ – comme le numéro imprimé sur le maillot de Clément – et une campagne, “# 9 – Stop les violences aux frontière”, visait à dénoncer la répression subie par migrants de la part les autorités marocaines et l’implication des atrocités espagnoles à la frontière de Melilla.

Les groupes de défense des droits de l’homme demandent également l’ouverture d’une enquête officielle sur les circonstances de la mort de Clément et de tous les autres migrants qui sont morts dans les enclaves espagnoles en Afrique. “# 9″ (9 comme avant-centre), c’est le code que ces immigrants utilisent pour évoquer la ténacité de ceux qui quittent leur famille, bravant le chaud, le froid, scorpions et serpents dans le désert du sahara pour une aventure incertaine en terre inconnue.

Ces tristes images traduisent le désarroi d’une jeunesse africaine abandonnée à la merci des calculs mesquins d’hommes politiques véreux qui ont pris leur pays en otage

Les violences aux frontières dans le Nord du Maroc redoublent depuis fin 2011. De nombreux blessés et plusieurs morts sont à déplorer.
Le 11 mars 2013, une tentative de passage groupé de la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Melilla est violemment réprimée par la guardia civil espagnole et les forces auxiliaires marocaines : une personne décède de ses blessures et 25 blessés graves dont 3 dans le coma seront admis à l’hôpital El Hassani de Nador.

Le groupe de migrants originaires d’Afrique subsaharienne comptait entre 120 et 200 personnes d’après les témoignages recueillis et était parti en pleine nuit avec des échelles de fortune construites par leur soin pour tenter de traverser la frontière entre l’Espagne et le Maroc.

Malgré des avancées dans certains domaines depuis 2009, un retour à des pratiques plus vues depuis les tristes évènements de Sebta et Melilla en 2005 est à noter depuis la fin 2011. Les associations de soutien aux migrants et de défense des droits humains dont l’ALECMA , l’AMDH , le FMAS et le GADEM à l’initiative de cette campagne, ont dénoncé une recrudescence des violences infligées aux migrants par les forces de l’ordres marocaines et espagnoles, particulièrement lors des opérations d’interception aux frontières et de rafles de migrants dans le Nord du Maroc, ainsi qu’au cours de mesures d’éloignement .

Dans son dernier rapport « Violences, Vulnérabilité et Migration : Bloqués aux Portes de l’Europe » , Médecins sans frontières constate en 2012 « une recrudescence de la violence exercée par les forces de sécurité marocaines et espagnoles ». Pour ce rapport, MSF a interrogé 190 personnes dans les villes de Nador et Oujda : 63% affirmaient avoir subi des violences au Maroc. Parmi elles, 64% ciblaient les forces de sécurité marocaines comme responsables et 7% les forces de sécurité espagnoles. « 92% des personnes ayant subi des violences ont déclaré que la violence subite était intentionnelle ».

Le 16 mars 2013, lors d’une mission de terrain dans la forêt de Gourougou près de Beni Enssar menée par l’association ALECMA avec le soutien du GADEM et accompagnée par Sara Creta, alors volontaire à e-joussour au FMAS, afin de documenter les conséquences des violences insitutionnelles à l’encontre des migrants et recueillir des témoignages écrits et audio-visuels, les membres de la mission sont témoins sur place du décès de Clément, originaire du Cameroun qui avait tenté le passage de la clôture de Melilla le 11 mars. Il avait été arrêté, tabassé et transféré à l’hôpital de Nador. L’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH ) rapporte qu’il avait été blessé à la tête, et aurait eu le bras et la jambe fracturés.

Encore très faible, d’après les témoignages recueillis, il avait été renvoyé au campement où vivent les migrants dans la forêt de Gourougou. Le lendemain, les forces auxiliaires sont venues « comme tous les matins ». Clément, trop faible, n’a pas pu fuir avec les autres et est resté sur place. Les « Ali » comme les migrants les appellent, l’ont sorti de sa tente pour la faire brûler avec ses couvertures, et l’ont laissé ainsi dehors avec d’autres blessés restés au campement.
Clément n’a pas eu le temps de retourner à l’hôpital, il est mort de ses blessures. Il avait quitté son pays en décembre 2012 et y a laissé une femme et 3 enfants, dont le dernier d’à peine quelques mois.

Cette mission a abouti à la réalisation d’un film, « Numéro 9 » , réalisé par Sara Creta et produit par l’ALECMA, et au lancement d’une campagne « Numéro 9 – Stop les violences aux frontières » initiée par l’ALECMA, l’AMDH, le FMAS et le GADEM afin de dénoncer la répression quotidienne et systématique que subissent les migrants de la part des autorités marocaines et l’implication des autorités espagnoles dans les exactions commises à leur encontre aux frontières de Melilla, ainsi que d’appeler à la fin de ces violences dans le Nord du Maroc, au respect des droits migrants, et à l’ouverture d’une enquête officielle sur les circonstances de la mort de Clément et celles des autres migrants décédés aux abords des enclaves.

« Numéro 9 » rappelle le joueur n°9 sur les terrains de football, l’avant – centre ou l’attaquant, celui qui devra marquer les buts. « Numéro 9 » est un nom que se donnent certains migrants pour parler de celui qui quitte famille et pays d’origine, et qui tente « le passage », ici le passage de la frontière entre le Maroc et l’Espagne. Ce titre a été donné au film et à la campagne en mémoire de Clément qui portait ce surnom.

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