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Élection RDC: la CENI, FCC, et la coalition Cach (UDPS et UNC) au cœur d’une tricherie sans précédent

Élection RDC:  la CENI, FCC, et la coalition Cach (UDPS et UNC) au cœur d’une tricherie sans précédent

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Les mauvais résultats publiés ? 

« La Ceni n’a pas publié ces résultats ( issus des documents qui ont fuité, ndlr) directement, commente l’expert Gérard Gerold, mais ils ont publié des résultats qui étaient autres… Ils ont bougé près de 3 millions de voix pour publier des résultats qui n’étaient pas ceux qui venaient de leur machines.»

Y a-t-il eu fraude? « Apparemment oui », conclut-il.

Selon le document attribué à la Ceni, Martin Fayulu recueillerait près de 59 % des voix sur tout le territoire. Il serait largement en tête dans toutes les provinces, sauf au Maniema, Haut Lomami, Sankuru et Kasaï, où c’est l’ancien vice-Premier ministre, et dauphin de Kabila Emmanuel Ramazani Shadary qui l’emporte.

Excepté également dans les Kasai central et oriental, bastion de Félix Tshisekedy.
Mais malgré cela, on est bien loin des chiffres annoncés le 10 janvier par Corneille Nangaa le président de Commission électorale nationale indépendante.

Pour l’instant, il est impossible de comparer toutes ces données avec tous les procès verbaux issus du vote car la Ceni n’a jamais publié de résultats bruts ou compilés aux candidats par site de vote, centres locaux de compilation ou circonscription.

Martin Fayulu a, lui, déposé un recours devant la cour constitutionnelle. D’autres demandent un recomptage. La Ceni n’a pas souhaité commenter les révélations de cette enquête.

Des milliers de documents qui ont fuité le 15 janvier vers des médias étrangers prouveraient que Martin Fayulu est le véritable vainqueur de la présidentielle du 30 décembre. Le candidat de la coalition Lamuka aurait obtenu près de 60 % des voix selon ces données.

Alors que la Cour constitutionnelle avait commencé à examiner le recours déposé par Martin Fayulu, afin de contester les résultats de la présidentielle du 30 décembre 2018 qui le donnaient deuxième, derrière Félix Tshisekedi, des milliers de documents ont fuité le 15 janvier vers plusieurs médias étrangers, qui prouveraient que le candidat de la coalition Lamuka est le véritable vainqueur de la présidentielle.

Ces données, qui ont fuité vers le Financial Times, TV5 Monde et Radio France internationale (RFI), sont de deux origines différentes. Une partie, attribuée à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), par l’intermédiaire d’un lanceur d’alerte, montrerait que Martin Fayulu a obtenu 59,4 % des voix et concernerait 86 % des suffrages exprimés. L’autre partie émane de l’Église catholique et le donne gagnant à 62,8 % des voix, ceci sur 43 % des suffrages.

Les médias concernés insistent sur la corrélation étroite entre ces résultats, mais ne cachent pas que les données présentées comme provenant de la Ceni sont aussi passées par les mains de proches de Martin Fayulu.

Alors que des voix s’élèvent pour demander un recomptage, TV5MONDE, RFI, et le Financial Times en collaboration avec le Groupe d’études sur le Congo ont pu prendre connaissance de documents exceptionnels qui apportent un nouvel éclairage sur les résultats de la présidentielle congolaise. Selon des documents de la commission électorale (Ceni) et de la Conférence épiscopale (Cenco), Martin Fayulu sortirait vainqueur.

C’est un séisme contenu dans des milliers de pages. Deux documents censés rester confidentiels ont été obtenus et vérifiés par les journalistes de TV5MONDE, RFI et le Financial Times en collaboration avec le Groupe d’études sur le Congo, l’institut de recherche de l’Université de New York.

Il s’agit tout d’abord d’une compilation de résultats réalisée par la Conférence épiscopale du Congo (Cenco), présente sur tout le territoire grâce à ses 40 000 observateurs.

L’autre document que nous avons pu consulter est une base de données qui aurait été téléchargée par un lanceur d’alerte depuis le serveur de la Commission nationale électorale indépendante. Un fichier comportant ni en-tête, ni logo ou signes caractéristiques de la commission. Ce document de 2064 pages et 49161 entrées, répertorie les résultats de la présidentielle congolaise par site de vote. Leurs numéros d’identification indiqués comme ceux des centres locaux de compilation des résultats correspondent à ceux attribués par la Commission électorale. Selon Gérard Gérold, expert électoral et ancien conseiller de la mision de l’ONU en RDC, « aucun autre organe dans le pays n’est capabable de produire et de compiler de telles données, aussi précises et détaillées. »

Selon deux sources proches de la coalition d’opposition Lamuka soutenue par Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président, et Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga, « ces documents proviennent du serveur de la commission électorale ». Ils auraient, toujours selon eux, « été téléchargés dans les 24h à 48h après la fermeture officielle des bureaux de vote » par transmission « électronique » grâce aux machines à voter. Ces tablettes informatiques tactiles ont été au cœur de toutes les critiques lors de ces élections présidentielles, législatives et provinciales.

Toutes les informations tirées de ces deux documents convergents vers le même résultat, Félix Tshisekedi ne serait pas le vainqueur comme l’a indiqué la Commission électorale lors de la publication des résultats provisoires le 10 janvier 2019. C’est son adversaire et également opposant Martin Fayulu qui arriverait en tête.

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